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Comment le groupe Chari accompagne la digitalisation du paiement chez les commerçants marocains

Équipement, confiance, trésorerie, cadre réglementaire : comment le groupe Chari aide les commerçants marocains à passer au paiement numérique, étape par étape.

Chari Group7 min de lecture

Digitaliser le paiement d’un commerce, ce n’est pas seulement installer un moyen d’accepter la carte. C’est lever trois freins très concrets — l’équipement, la confiance, la trésorerie — sans casser ce qui fonctionne déjà au comptoir. Le groupe Chari aborde le sujet par le commerçant plutôt que par la technologie : il part de l’application qu’il utilise déjà pour commander son stock, numérise son crédit, lui donne une caisse et, avec ChariPay, la possibilité d’encaisser par carte ou en espèces en agence sur un compte de paiement où l’argent est disponible à l’instant. Le tout repose sur Chari Money, l’établissement de paiement du groupe, agréé par Bank Al-Maghrib. Voici la méthode, étape par étape.

Digitaliser le paiement, ce n’est pas seulement accepter la carte

Pour un commerçant, « passer au numérique » recouvre plusieurs gestes différents : accepter une carte au comptoir, se faire payer à distance, garder une trace de ses ventes, payer ses fournisseurs et ses factures sans espèces. Chacun a sa difficulté propre, et les traiter d’un bloc revient souvent à n’en traiter aucun.

L’approche du groupe consiste à découper : un outil par geste, que le commerçant adopte quand il en a besoin, dans l’ordre qui lui convient. C’est aussi pourquoi le groupe ne promet pas de « fin du cash » : notre article sur les espèces et le paiement numérique explique pourquoi les deux continuent de cohabiter.

Partir de là où le commerçant se trouve déjà

La première condition d’une digitalisation réussie est la confiance, et la confiance ne se décrète pas. Le groupe dispose d’un point d’appui rare : l’application Chari, par laquelle les détaillants commandent leur stock et qui embarque déjà des services financiers intégrés. Le groupe publie un ordre de grandeur de cet ancrage : plus de 25 000 marchands connectés à la plateforme Chari.

Partir de là change tout. Le commerçant n’a pas à découvrir un inconnu : il étend l’usage d’un outil qu’il connaît, auprès d’un interlocuteur qui le livre déjà. Les autres marques du groupe viennent ensuite, quand le besoin apparaît.

Trois freins concrets, et la réponse du groupe

L’équipement : encaisser sans matériel dédié

Beaucoup de petits commerces n’ont ni terminal de paiement ni site internet. Ce n’est pas un obstacle pour encaisser à distance : avec ChariPay, un lien de paiement — un montant et une description — se partage par WhatsApp, e-mail, QR code ou affiche PDF à imprimer, et le client paie sur une page hébergée par ChariPay. Quand le commerce grandit et a besoin d’une vraie caisse, Lacaisse fait tourner un iPad en caisse enregistreuse, avec suivi des ventes et des stocks et intégration aux terminaux de paiement.

La confiance : sécurité et cadre clair

Payer en ligne suppose que le client et le commerçant se sentent protégés. Chez ChariPay, les paiements par carte passent par l’authentification 3-D Secure : le porteur confirme auprès de sa banque, ce qui protège le commerçant contre l’essentiel des impayés et des contestations. L’article de ChariPay sur 3-D Secure et le taux de réussite explique comment éviter que cette sécurité ne fasse perdre des ventes.

La plateforme est certifiée PCI DSS niveau 1, une certification renouvelée chaque année, et le client saisit sa carte sur une page hébergée : le commerçant ne voit jamais de numéro de carte. Enfin, le cadre est lisible : ChariPay est une plateforme de paiement marocaine, un PSP opéré par Chari Money, établissement de paiement agréé par Bank Al-Maghrib.

La trésorerie : un argent disponible tout de suite

Un commerçant de proximité paie ses fournisseurs vite, souvent au jour le jour. Un moyen de paiement qui immobilise sa recette pendant des jours ne l’intéresse pas. Avec ChariPay, dès qu’un paiement réussit — carte authentifiée par 3-D Secure ou référence réglée en espèces en agence —, le montant est disponible sur le compte de paiement du commerçant, utilisable tout de suite pour un virement ou une facture.

Ce compte de paiement est tenu par Chari Money ; ChariPay n’est pas une banque. Il complète la banque du commerçant, il ne la remplace pas, et le versement vers la banque reste une opération distincte, automatique chaque nuit ou à la demande.

Vendre au-delà du quartier

Digitaliser le paiement ouvre aussi une porte : vendre à des clients qui ne passent pas devant la boutique. Les commandes arrivent par téléphone, par les réseaux sociaux ou par un site, et le paiement doit suivre la conversation. Le guide de ChariPay sur le paiement en ligne au Maroc compare les façons d’accepter un paiement à distance, du lien de paiement au checkout hébergé.

Beaucoup de commerçants qui se lancent en ligne cherchent d’abord une solution internationale connue. Le point fait par ChariPay sur Stripe au Maroc explique ce qui s’applique à une entreprise établie au Maroc et ce qu’impliquent les contournements.

Le rôle du cadre réglementaire

La digitalisation du paiement ne se fait pas dans le vide. Recevoir l’argent d’un client et le reverser à un commerçant est une activité régulée : la loi n° 103-12 la réserve, sous réserve des exceptions qu’elle prévoit, aux établissements agréés. Le marché lui-même a évolué : l’acquisition carte, longtemps centralisée, s’est ouverte à de nouveaux acteurs. Notre analyse sur l’ouverture du marché de l’acquisition carte au Maroc reprend les décisions officielles et leur calendrier.

Pour le groupe, cette exigence est une fondation : Chari Money porte l’agrément, opère ChariPay et propose son infrastructure fintech en marque blanche à des partenaires, sous réserve de l’approbation de Bank Al-Maghrib.

Mesurer le chemin parcouru

Comment savoir si la digitalisation avance ? Nous ne publions pas de moyenne nationale, et nous déconseillons de se comparer à des chiffres invérifiables. Les bons indicateurs sont ceux du commerçant lui-même :

  1. La part de ses ventes réglées autrement qu’en espèces, mois après mois.
  2. Le nombre de commandes à distance payées avant la livraison.
  3. Le temps passé à rapprocher ses encaissements de ses ventes.
  4. Le montant du crédit client suivi dans un outil plutôt que sur papier.

Côté ChariPay, le portail montre l’entonnoir d’un lien ou d’une session — combien ont ouvert la page, combien ont saisi leur carte, combien sont allés au bout —, ce qui aide à repérer où se perdent les paiements. Côté crédit, Karny rend visible ce que les clients doivent.

Questions fréquentes

Par où un petit commerçant doit-il commencer pour digitaliser ses paiements ?

Par le geste qui lui coûte le plus aujourd’hui. Pour être payé à distance sans matériel, un lien de paiement ChariPay suffit. Pour suivre ses ventes au comptoir, une caisse comme Lacaisse. Pour son crédit client, Karny. Chaque outil s’adopte seul, sans obligation d’utiliser les autres marques du groupe.

Faut-il un terminal de paiement pour accepter la carte ?

Pas pour encaisser à distance. Avec ChariPay, un lien de paiement se partage par WhatsApp, e-mail ou QR code, et le client paie sur une page hébergée par ChariPay, par carte avec 3-D Secure. Pour un point de vente physique équipé, Lacaisse s’intègre aux terminaux de paiement.

Le paiement numérique est-il sûr pour le commerçant ?

Chez ChariPay, les paiements par carte passent par l’authentification 3-D Secure, la plateforme est certifiée PCI DSS niveau 1, renouvelée chaque année, et le commerçant ne voit jamais de numéro de carte. ChariPay est opérée par Chari Money, établissement de paiement agréé par Bank Al-Maghrib, qui tient le compte de paiement.

Quand l’argent d’un paiement est-il disponible ?

Dès qu’un paiement réussit, le montant est disponible à l’instant sur le compte de paiement ChariPay du commerçant, utilisable tout de suite pour un virement ou une facture. Le versement vers sa banque reste une opération distincte : automatique chaque nuit dès qu’un compte de règlement est configuré, ou à la demande.

Le groupe Chari remplace-t-il la banque du commerçant ?

Non. ChariPay n’est pas une banque : le compte de paiement est tenu par Chari Money, établissement de paiement agréé par Bank Al-Maghrib. Il complète la banque du commerçant, il ne la remplace pas. Le commerçant garde son compte bancaire, vers lequel il verse ses encaissements quand il le souhaite.

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